Faites-vous dépister 2026

Ce qui se passe entre les patients et les soins de première ligne

Notre sixième campagne annuelle s'intéresse au moment où les symptômes entrent pour la première fois en contact avec le système de santé, et explique pourquoi cette étape est plus difficile à franchir qu'il n'y paraît.

Le cancer du poumon ne se manifeste pas toujours comme on pourrait s'y attendre. Les symptômes peuvent être vagues, faciles à manquer ou pris pour autre chose. Une toux qui ne passe pas. Un essoufflement dans les escaliers. Une fatigue qui pourrait avoir une centaine de causes différentes. La plupart du temps, il s'agit effectivement d'une centaine d'autres causes, et c'est précisément ce qui rend les choses difficiles.

Depuis 2021, la campagne « Get Checked ! » a adopté chaque année un thème différent : connaître les symptômes, comprendre le diagnostic, les tests de biomarqueurs, lutter contre les idées reçues et la stigmatisation. L’année dernière, elle s’est penchée sur ce que signifie réellement le soutien après un diagnostic. En 2026, nous nous intéresserons à l’expérience des soins de première ligne et au délai qui s’écoule entre le moment où l’on remarque quelque chose et celui où l’on obtient une réponse.

Les deux côtés de la porte

Cette campagne s'appuie sur l'expérience concrète de deux groupes.

Il s'agit tout d'abord de personnes qui ont vécu avec les symptômes d'un cancer du poumon et qui ont suivi le parcours menant au diagnostic. Comment ces symptômes se manifestaient-ils concrètement au quotidien ? Qu'est-ce qui vous a fait hésiter avant de prendre rendez-vous ? Comment s'est déroulé ce rendez-vous, et que s'est-il passé ensuite ?

Le deuxième groupe est celui des professionnels de soins de première ligne : médecins généralistes, infirmières de cabinet, pharmaciens, assistants médicaux et autres professionnels qui vivent ces échanges de l’autre côté. Comment se déroule la situation lorsqu’une personne se présente avec un problème qui n’est pas encore clairement défini, et ce qu’il faut faire pour y remédier.

Nous tenons à préciser clairement ce que cette campagne n’est pas. Elle ne vise pas à former les cliniciens, ni à attribuer des responsabilités d’un côté ou de l’autre. Les équipes de soins primaires doivent composer avec des symptômes vagues, des consultations courtes et une capacité d’orientation limitée. Les personnes concernées vivent dans l’incertitude et hésitent souvent à faire des vagues. Ces deux réalités sont bien réelles, et aucune n’est un échec en soi. La mise en parallèle de ces deux points de vue brosse un tableau honnête des raisons pour lesquelles un diagnostic précoce n’est pas simple, et de ce qu’il faudrait pour changer cela.

Pourquoi c'est ici que tout commence

Pour la plupart des personnes touchées par le cancer du poumon, les soins de première ligne constituent le premier point de contact avec le système de santé. C’est là qu’un symptôme donne lieu soit à une orientation vers un spécialiste, soit à une surveillance. Tout retard à ce stade a une incidence sur le stade de la maladie au moment du diagnostic, et ce stade a à son tour une incidence sur tous les autres aspects de la prise en charge.

Nos propres recherches le confirment, comme l'explique l'article ci-dessus : la plupart des personnes qui ont tardé à demander de l'aide l'ont fait parce qu'elles ne reconnaissaient pas ce qu'elles vivaient.

Deux des onze engagements de notre Charte 2026-2030 abordent directement cette question : l'accès en temps opportun à des dépistages fondés sur des données probantes et à la détection précoce, ainsi que l'accès à un diagnostic précis et rapide. Aucun de ces deux objectifs ne peut être atteint si les patients ne parviennent pas à accéder aux soins de première ligne, ou s'ils y accèdent mais ne sont pas orientés vers des spécialistes.

Comment participer

Pas besoin d'être un expert ni d'avoir une histoire particulière à raconter. Ce qui nous intéresse, ce sont des témoignages sincères, quelle que soit la forme qu'ils prennent pour vous.

Remplissez notre formulaire de collecte de témoignages. Cela prend environ cinq minutes et il n'y a ni bonnes ni mauvaises réponses. Un membre de l'équipe « Get Checked ! » vous contactera dans un délai de deux semaines pour un bref entretien afin d'en savoir plus. Aucun témoignage ne sera publié sans vous avoir consulté au préalable.

Ces témoignages pourront être publiés sur notre site web, sur nos réseaux sociaux et dans les supports de campagne utilisés par les organisations membres de Lung Cancer Europe à travers l'Europe.

À l'attention des organisations membres

Les supports de la campagne « Get Checked ! 2026 » seront présentés dans notre newsletter d'octobre (qui paraîtra le 1er octobre) et pourront être téléchargés et partagés depuis notre site web « Get Checked ! »,

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