Lung Cancer Europe participe pour la première fois au congrès de l'ASCO. Voici pourquoi.
Lung Cancer Europe est à Chicago pour le congrès annuel 2026 de l'ASCO. C'est la première fois que nous participons à ce congrès en tant qu'organisation.
Cette décision n'a pas été prise parce que l'ASCO est une organisation de grande envergure, réputée ou internationale, bien qu'elle réponde effectivement à tous ces critères.
Nous sommes ici parce que la recherche sur le cancer du poumon évolue rapidement, et que les données abordées lors de congrès comme celui-ci peuvent influencer l’avenir des soins. Les études présentées à l’ASCO peuvent alimenter les recommandations cliniques, les décisions réglementaires, les parcours de soins et les débats politiques. À terme, elles peuvent avoir une incidence sur les traitements auxquels les personnes atteintes d’un cancer du poumon en Europe auront accès.
C'est pourquoi cette réunion revêt une importance particulière pour une association européenne de défense des personnes atteintes d'un cancer du poumon.
L'ASCO rassemble des chercheurs, des cliniciens, des défenseurs des droits des patients, des associations professionnelles, des autorités de régulation, des acteurs du secteur privé et des organisations du monde entier. C'est l'un des lieux où se dessinent les grandes orientations futures des soins contre le cancer.
Pour Lung Cancer Europe, la question centrale est simple.
Quelles pourraient être les conséquences pour les personnes atteintes d'un cancer du poumon en Europe ?
La recherche sur le cancer du poumon évolue rapidement
Sur le plan clinique, le cancer du poumon traverse l'une des périodes les plus intenses de son histoire.
Les traitements ciblés ne cessent de s'améliorer. L'immunothérapie est en constante évolution. La recherche sur les conjugués anticorps-médicaments progresse à grands pas. Des vaccins contre le cancer font actuellement l'objet d'études. Le recours aux biomarqueurs joue un rôle de plus en plus central dans les décisions thérapeutiques. De plus en plus de personnes atteintes d'un cancer du poumon vivent plus longtemps qu'on ne l'aurait imaginé il y a encore peu.
Ces progrès sont bien réels, mais ils exercent également une nouvelle pression sur les systèmes de santé. Les avancées thérapeutiques ne profitent aux patients que s’ils peuvent y avoir accès. Cela implique un diagnostic précis, un examen adapté, un traitement approprié et un accompagnement adéquat, au moment opportun.
Partout en Europe, cela n'est toujours pas garanti.
Les patients peuvent être confrontés à des retards dans le diagnostic. Certains ne bénéficient pas d'un dépistage complet des biomarqueurs. L'accès aux essais cliniques est inégal. Les nouveaux médicaments peuvent être homologués, mais leur prise en charge n'est pas toujours rapide. Les options thérapeutiques peuvent varier considérablement selon le pays, la région, l'hôpital ou le niveau de revenus.
Ainsi, bien que l'ASCO soit un congrès scientifique, les questions qu'il soulève revêtent également un caractère profondément pratique.
Les systèmes de santé européens sont-ils en mesure de suivre le rythme de la recherche sur le cancer du poumon ?
Ce que nous suivons de près à l'ASCO 2026
La réunion vient à peine de commencer, mais plusieurs axes de recherche sur le cancer du poumon revêtent une importance particulière pour les travaux de Lung Cancer Europe.
Nous suivons de près les avancées en matière de thérapies ciblées, notamment dans le cancer du poumon ALK-positif, EGFR-positif et présentant une mutation du gène RET. Ces domaines illustrent à quel point la prise en charge du cancer du poumon a évolué grâce aux tests de biomarqueurs et à la médecine de précision.
Nous suivons également les données concernant les conjugués anticorps-médicaments, les associations d'immunothérapies, le traitement après progression de la maladie, les métastases cérébrales, le cancer du poumon à petites cellules et les stades précoces de la maladie.
Un aspect revêt une importance particulière : la manière dont on évalue l'évolution du cancer du poumon.
Pendant de nombreuses années, l'évolution du cancer du poumon avancé se mesurait souvent en mois. Un traitement permettait-il de retarder la progression de la maladie ? Améliorait-il la survie ? Offrait-il une nouvelle option aux patients lorsque le traitement précédent avait cessé d'être efficace ?
Ces questions restent importantes. Elles font partie intégrante de la manière dont les données sont évaluées.
Mais dans certains domaines liés au cancer du poumon, les ambitions ne cessent de grandir. Les chercheurs se demandent désormais si le traitement peut permettre de contrôler la maladie pendant plusieurs années. S’il peut protéger le cerveau. S’il peut réduire le risque de récidive après une intervention chirurgicale. S’il peut être mieux adapté à la biologie du cancer de chaque patient. Si les patients peuvent non seulement vivre plus longtemps, mais aussi vivre mieux plus longtemps.
Pour les personnes atteintes d'un cancer du poumon, il ne s'agit pas simplement d'un changement technique dans le vocabulaire de la recherche.
Cela a une incidence sur l'anxiété liée aux examens d'imagerie. Cela a une incidence sur les effets secondaires. Cela a une incidence sur le travail, la vie familiale, les voyages, les responsabilités familiales, la santé mentale et la planification de l'avenir. Cela détermine si le traitement est perçu comme quelque chose avec lequel on peut vivre, plutôt que comme quelque chose qui prend le dessus sur la vie quotidienne.
C'est pourquoi Lung Cancer Europe suit la situation de très près.
Les tests de biomarqueurs jouent un rôle central dans l'avenir de la prise en charge du cancer du poumon
Bon nombre des avancées les plus importantes dans le domaine du cancer du poumon reposent sur des tests précis.
Les tests de biomarqueurs permettent d'identifier des modifications au sein d'une tumeur qui peuvent orienter le traitement. Dans le cas du cancer du poumon non à petites cellules, cela peut concerner, entre autres, des modifications liées aux gènes EGFR, ALK, ROS1, BRAF, MET, RET, NTRK, HER2 et KRAS.
Sans un dépistage précoce des biomarqueurs, les patients risquent de passer à côté d'un traitement qui aurait plus de chances de leur être bénéfique. Ils risquent de commencer un traitement sans disposer de toutes les informations nécessaires. Ils risquent de perdre du temps. Ils risquent de se priver de certaines options thérapeutiques.
C'est l'une des raisons pour lesquelles Lung Cancer Europe continue de mettre l'accent sur le diagnostic et l'accès aux soins dans toute l'Europe.
Les avancées scientifiques présentées lors du congrès de l'ASCO peuvent être à la pointe au niveau mondial. Mais si les tests ne sont pas disponibles, s'ils sont retardés ou incomplets, ces progrès ne profiteront pas à toutes les personnes qui pourraient en bénéficier.
Le cancer du poumon à petites cellules mérite davantage d'attention
Le cancer du poumon à petites cellules reste l'un des domaines les plus complexes dans la prise en charge du cancer du poumon.
La maladie évolue souvent rapidement. De nombreuses personnes ne sont diagnostiquées qu'à un stade avancé. Les options thérapeutiques sont restées limitées pendant longtemps. Les répercussions émotionnelles et pratiques sur les personnes touchées et leurs familles peuvent être très lourdes.
Lors du congrès de l'ASCO 2026, nous suivons de près le programme consacré au cancer du poumon à petites cellules. De nouvelles approches sont à l'étude, notamment des stratégies d'immunothérapie, des traitements ciblés, des activateurs de lymphocytes T, des conjugués anticorps-médicaments et des traitements axés sur des marqueurs biologiques spécifiques.
Cela ne veut pas dire que le problème est résolu. Ce n'est pas le cas.
Mais cela signifie que le cancer du poumon à petites cellules fait désormais l'objet d'une attention scientifique accrue. C'est une nécessité. Les personnes touchées par cette maladie ont attendu trop longtemps des avancées thérapeutiques.
Le progrès doit passer par la qualité de vie
Un meilleur traitement ne se résume pas seulement à une survie plus longue.
Il s'agit également de la façon dont les personnes vivent pendant et après le traitement.
Les personnes disposent-elles d'informations claires ? Les effets secondaires sont-ils correctement pris en charge ? Les besoins en matière de santé mentale sont-ils pris en compte ? Les aidants bénéficient-ils d'un soutien ? Les décisions thérapeutiques sont-elles prises avec les personnes concernées, et non pas simplement à leur place ? Les personnes sont-elles en mesure de travailler, de voyager, de s'occuper de leur famille ou de mener une vie relativement stable ?
Ces questions doivent être prises en compte parallèlement aux données scientifiques.
Chez Lung Cancer Europe, la qualité de vie n’est pas une question secondaire. Elle fait partie intégrante de soins de qualité. Vivre plus longtemps doit également signifier vivre mieux, en bénéficiant d’un accompagnement adapté pour la prise en charge des symptômes, des effets secondaires, du bien-être émotionnel et des priorités personnelles.
C'est pourquoi la prise de décision partagée revêt une telle importance. Les patients ont besoin d'informations claires et honnêtes sur les options thérapeutiques, les bénéfices potentiels, les risques, les effets secondaires et les implications d'un traitement dans leur vie quotidienne.
Pourquoi est-ce important pour l'Europe ?
Le congrès de l'ASCO se tient aux États-Unis, mais les travaux de recherche évoqués ici revêtent une importance mondiale.
La recherche sur le cancer ne connaît pas de frontières. Une étude présentée à Chicago pourrait, à terme, influencer la manière dont les cliniciens envisagent les traitements à Madrid, Varsovie, Athènes, Dublin, Amsterdam, Bucarest, Paris ou Copenhague.
C'est pourquoi Lung Cancer Europe doit s'appuyer dès le début sur les données scientifiques.
Notre rôle n'est pas de nous substituer aux cliniciens, aux autorités de régulation ou aux chercheurs. Notre rôle est d'apporter une perspective européenne en matière de défense des intérêts. Nous examinons ce que la science pourrait signifier dans la vie quotidienne. Nous nous demandons où des lacunes en matière d'accès pourraient apparaître. Nous nous demandons si les personnes auront accès aux tests nécessaires pour en bénéficier. Nous nous demandons si les systèmes de soins sont prêts. Nous nous demandons si le soutien, la communication et la qualité de vie sont pris au sérieux.
Pour les personnes touchées par le cancer du poumon, les avancées ne doivent pas se limiter aux salles de conférence, aux résumés scientifiques ou aux débats entre spécialistes.
Il faut que les soins s'améliorent.
Ce que Lung Cancer Europe retiendra de l'ASCO
Au cours des prochains jours, nous continuerons à écouter, à nous informer et à rencontrer des chercheurs, des cliniciens, nos partenaires et nos sympathisants.
Nous analyserons ces données à la lumière de notre travail mené à travers l'Europe : diagnostic précoce, dépistage des biomarqueurs, accès à l'innovation, essais cliniques, prise de décision partagée, qualité de vie, stigmatisation et accès équitable aux soins.
Nous participons pour la première fois au congrès de l'ASCO, car le cancer du poumon évolue très rapidement.
Notre mission consiste à contribuer à ce que les avancées en matière de cancer du poumon puissent bénéficier à l'ensemble de la population européenne.
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Lung Cancer Europe participe au congrès de l'ASCO 2026 afin de suivre les avancées majeures de la recherche sur le cancer du poumon et de comprendre comment ces nouvelles données pourraient influencer les soins, l'accès aux traitements, les recommandations cliniques et les priorités en matière de défense des droits des patients à travers l'Europe.
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L'ASCO est la Société américaine d'oncologie clinique. Son congrès annuel est l'un des plus grands rassemblements mondiaux consacrés au cancer ; il réunit des cliniciens, des chercheurs, des défenseurs de la cause, des associations professionnelles, des acteurs du secteur privé et des organisations impliquées dans la prise en charge et la recherche sur le cancer.
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Les travaux de recherche présentés lors du congrès de l'ASCO peuvent influencer la pratique clinique, les futures recommandations, les décisions réglementaires et les débats sur les traitements à travers le monde, y compris en Europe.
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Lung Cancer Europe suit de près les avancées en matière de thérapies ciblées, de dépistage des biomarqueurs, d’immunothérapie, de conjugués anticorps-médicaments, de cancer du poumon à petites cellules, de métastases cérébrales, de traitement après progression de la maladie, de qualité de vie et d’accès à l’innovation.
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Les analyses de biomarqueurs permettent d'identifier des modifications au sein d'une tumeur qui peuvent orienter les décisions thérapeutiques. Sans analyses de biomarqueurs complètes et réalisées en temps opportun, certaines personnes risquent de passer à côté d'options thérapeutiques qui auraient plus de chances de leur être bénéfiques.